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 Le Chevalier du vent.

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Hans von Fahnenbrazt
Kossar


Nombre de messages : 17
Date d'inscription : 11/04/2007

MessageSujet: Le Chevalier du vent.   Mer 11 Avr - 20:58

Le bateau arrivait dans le port, profitant de la brise du soir pour franchir les digues de pierres qui fermaient l'accés au port. Au bout de chaque digues se dressait une haute tour dominée par une grosse cloche en bronze. Les cloches sonnèrent chacune trois coups, toutes deux en même temps. C'était les honneurs rendu à un bateau impérial venu en ambassadeur.
-Quelle jolie musique que celle d'un port accueillant, n'est ce pas Mr. Holen ?
-En effet capitaine, pouvons nous répondre par les honneurs en conséquence.
-Faites, faites. Combien de coups envoyons nous ? Un, deux ?
-Six mon capitaine, répondit le lieutenant. Auriez vous oublié le code de marine Ludwig ?
-Oh, excusez moi, fit le capitaine en lui donnant une tape amicale dans le dos.
-Envoyez la bordée de salut, tonna la voix du capitaine, six coup pour Kislev!

L'échange qui avait eu lieu s'était déroulé sur le gaillard arrière de la caravelle. Ludwig Rolda, middenheimer d'une trentaine d'années, était un géant bourru. Il était né d'une mère Tiléenne et d'un père Middenlander inconnu, ce qui expliquait la couleur de sa peau, trés bronzée .Son second, Albard Holen, était de taille moyenne et plutôt maigre. Il était trés intelligent et était considéré comme l'un des meilleurs officiers et navigateurs de l'Empire. Le jeune homme n'était pas trés fort mais il était sous la protection de Ludwig, capitaine de l'Esmeralda.

Une foi les tirs éffectués, la caravelle accosta sur les quais. Une foule de kislévites se massait déjà sur les pontons pour voir qui étaient ces impériaux. ALbard Holen s'approcha d'un homme encore plus frêle que lui et lui parla:
-Alors Bartholf, content de se voyage ?
L'homme en question répondit:
-Oui, bien que la houle m'ai un peu dérangé durant ce voyage.
-C'est naturel pour un non-initié. Et d'où venez vous en fait ?
-Du Wissenland, à côté de la rivière Sol, je suis musicien. La comtesse Emanuelle von Liebwitz aime la musique, c'est d'ailleur le métier le mieux payé dans cette contrée, avait continué Bartholf aprés avoir vu la tête intrigué de son interlocuteur quand il avait entendu parlé de musique.
-Et vous venez ici en tant que musicien ?
-Oui à la cour du Tsar je pourrai peut être faire fortune, les Kislévites aiment la musique.
-Mais pas n'importe quel genre de musique, vous ne m'avez pas l'air d'être trés combatif. Enfin j'éspère que vous vous en sortirez dans ces steppes arrides. Mais qu'est ce qui vous a poussé dans un coin si dangereux du vieux monde ?
-La neige et l'aurore, je refuse une vie oisive dans le Wissenland. J'éspère trouver la beauté et l'inspiration dans ce pays.
-Bonne chance, j'imagine que vous accompagneré l'ambassadeur à la cours ?
-Oui, d'ailleur il arrive. Je vais chercher mes affaires dans ma cabine et descendrai sur le pont. Puissions nous nous retrouver un jour mon cher. Que Sigmar vous protège.
-Et qu'ULric veille sur vous.
Ce garçon lui avait paru bien sympathique. Il se demandait quand est ce qu'ils se reverrait.

Une fois que toutes le formalités furent réglées et que l'ambassadeur fut accompagné au palais du gouverneur, l'équipage put enfin aller se distraire dans les tavernes du port, boire les fameuses boissons Kislévites.

Le lendemain Bertholf partit avec la caravane de l'ambassadeur vers la capitale.
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Hans von Fahnenbrazt
Kossar


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MessageSujet: Re: Le Chevalier du vent.   Jeu 12 Avr - 20:48

Maitenant la suite du récit, j'attend vos impressions.

Le convoi venait de quitter Erengrad. Bertholf s'était installé dans la même voiture que l'ambassadeur. Celui-ci était un homme assez corpulent, richement vétu, un Reiklander fin politicien.
-Qu'est ce qui vous attire en des régions si reculées mon cher musicien ?
-Je viens voir de la famille, mentit Bertholf, une de mes tantes habite à Kislev. Elle est souffrante, ses enfants et son mari sont morts.
Ce n'était qu'un demi-mensonge puisque c'était justment la situation de sa pauvre tante, Elisabeth Nurn.
-Vraiment ? Moi qui croyais que vous aviez été séduit par la beauté de ce paysage et par la neige.
-Comment savez vous ça ? Bertholf était étonné. Qui vous a dit cela ?
-Je suis un politicien, un homme à qui rien n'échappe. D'ailleur j'ai avec moi une lettre relevant de ses fonctions ce cher Kaspard, il n'est vraiment bon à rien en politique.
-Mon cher Grauen, ne me parlez pas de politique, j'ai décidé de quitter l'Empire pour fuir la politique. J'ai été mélé à des affaires si importantes que même le Reiksmarchall en ignore l'existence, des secrets qui ne méritent pas d'être dévoilé. Alors vos petites magouilles de gamin qui prépare un mauvais coup, Bertholf siffla, vous pouvez vous les garder.
Le musicien avait parlé sur un ton froid, posé et plein d'assurance. Grauen von Qwan comprit tout de suite qu'il avait affaire à un maître, il avait tout gobé.
En effet Bertholf Gausser était un maître en mensonge et en théatre.

Le convoi s'arrêta pour la nuit, l'ambassadeur se coucha dans son carosse et s'endormi sur la banquette en ruminant les paroles du musicien. Il était réellement troublé.
Pendant se temps, Bertholf avait sorti de sa malle quelques couvertures et les installa dans un tente dréssée par les domestiques de Grauen. Puis il alla rejoindre les Ungols qui les guidainet jusqu'à Kislev autour du feu. Là il s'installa et joua de son violon. Il jouait un célèbre morceau, tiré d'un des plus bel opéra de Miragliano. Bertholf ferma les yeux et fit glisse son archet sur les cordes du violon, créant une douce mélodie.

http://www.radioblogclub.fr/open/140783/vivaldi/Vivaldi%20-%20The%20Four%20Seasons%20-%20Spring

Tous furent charmés. La douce mélodie s'envola à travers la nuit, le silence se fit, les soldats furent frappés par les soubresauts de la mélodie. La musique incarnait l'esprit du printemps, de la renaissance, de l'éclosion des bourgeons.
A la fin, tous applaudir. Un vieil archer borgne vint le voir.
-Tu joue bien gamin.
-Merci, j'ai fait ça toute ma vie.
-En si peut de temps, tu as appris à jouer avec une telle aisance que même un maître de musique ne pourrait jouer à une telle perfection !
-Oh, fit Bertholf en rougissant, vraiment ?
-Oui, continue ainsi, fit un autre soldat.

La nuit se déroula ainsi pendant que Bertholf jouait les plus belles musique qu'il connaissait.
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Boris Ursus
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MessageSujet: Re: Le Chevalier du vent.   Sam 21 Avr - 23:05

Très bon récit. J'aime becoup le fait que l'on découvre les Kislévites par le biais de personnages venant de l'Empire.
La petite transition avec Vivaldi m'a bien fait marré Razz

_________________
En avant ! ... A la recherche de nos folies et de nos gloires !
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Hans von Fahnenbrazt
Kossar


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MessageSujet: Re: Le Chevalier du vent.   Dim 22 Avr - 9:03

C'est pas vrai, tu as aimé Vivaldi ? Hum, vais-je continuer avec Bach, Mozart et plein d'autres ?

Mais bien sur, je vous fait découvrir de joli morceaux, alors autant poursuivre avec entrain.
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Hans von Fahnenbrazt
Kossar


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MessageSujet: Re: Le Chevalier du vent.   Dim 22 Avr - 13:49

Durant la suite du voyage Bertholf et l'ambassadeur ne se parlèrent plus, bien que restant dans la même voiture.
Aprés quelque jours le convoi composé de trois charettes et d'un modeste carosse arriva à Kislev. La vingtaine de cavaliers qui composait l'escorte avancèrent en colonne dans la capitale. Grauen fut étonné que personne ne vint à sa rencontre aux portes de la ville et qu'aucune décoration n'avait été placé. Pas un Kislévite ne s'inclinait devant le convoi.
-Comment osent-ils me manquer de respect, je suis un ambassadeur, le représentant de l'Empereur à Kislev. Que leur vient il à la tête ? Ignorent-ils ma présence ?
-Monsieur, je pense que ces hommes n'ont que faire de votre présence, fit Bertholf. Dois-je vous apprendre que les kislévites se battent pour protéger notre terre, pas la leur. Ce sont eux qui combattent les forces du Chaos, pas l'armée de l'Empereur.
-Quel rapport avec ce manque de respect ?
-Vous les Reiklanders avez une trop belle image de votre personne. Vous n'êtes pas des hommes que tout le monde adore, bien au contraire. Ces hommes sont libre, libre de servir leur patrie. Alors pourquoi se battent-ils pour l'Empire ? Ils se battent pour un homme qu'ils ne connaissent même pas, qui ne fait rien pour eux. Ils ne vont tout de même pas montrer leur soumission à cet empereur, n'est ce pas ?
-Oui vous avez raison. Vous m'étonnez vraiment, vous êtes un jeune homme et vous résonnez déjà comme un vieil homme plein de sagesse. Mais il n'est pas sage de mentir à un homme plus puissant que soi.
-Que voulez vous dire ?
-Ne faites pas l'innocent, vous crouez vraiment qu'un jeune homme comme vous pourrait connaître des secrets d'états. Vous êtes un homme de musique, un chanteur surtout.
-Et vous, un escroc qui compte soumettre Kislev à l'Empire. En convaincant les souverains de cette nation que Kilsev est dépendant de l'Empire pour pouvoir mieux la contrôler. Vous ne meritez rien d'autre que d'être appelé escroc.
Il y eu un silence, Grauen pensait aux paroles de Bertholf, Bertholf songeait à la réaction de Grauen.
-Un escroc et un maître chanteur, ça peut bien sentendre, non ?
Grauen proposait une alliance.
-J'y réfléchirais.

Les portes du palais s'ouvrirent et le convoi entra dans la cour du chateau. Un valet vint ouvrir la porte du carosse et fit descendre Grauen, Bertholf, lui, descendit toout seul, sans aide. On les conduisit dans une suite belle et spacieuse.
-Voici vos appartements, annonca un laquais, vous y séjournerez durant toute le durée de vos fonctions. Voici le salon, il y a une chambre ici elle communique avec la salle de bain. Là il y a votre bureau, et cette porte donne sur la chambre des valets. Son altesse le Tzar vous recevras au dîner, un laquais viendra vous chercher.
-Hum excusez moi, dit l'ambassadeur, j'ai un musivien de talent qui m'a accompagné durant mon voyage. Pourriez vous lui faire l'honneur de sa présence lors du repas. J'aimerais que cela soit une surprise pour son Excellence.
-Evidemment, je comprends. Je m'arrangerais avec l'Intendant. Puis-je rencontrer cet homme.
-Oui me voilà, fit Bertholf en entrant dans la pièce. Au fait auriez vous un piano pour le spectacle ? Car je n'ai amené qu'un violon et une flute dans mes bagages.
-Euh, oui. Mais c'est une pièce rare, de collection, on ne pourrait vous permettre d'y toucher.
-Sottise, plus un piano est beau, plus la mélodie qui en sort est belle. Laissez moi voire cette merveille, nous verrons bien si ce piano est digne du Tzar. Guidez moi à l'Intendant, nous avons à discuter.
Obéissant au jeune homm, le laquais le conduisit à travers le dédale du chateau jusqu'à l'Intendant en chef.
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Hans von Fahnenbrazt
Kossar


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MessageSujet: Re: Le Chevalier du vent.   Mar 15 Mai - 20:33

Voici la suite de ma petite aventure, un morceau prochainement.

L’intendant en chef était en train de discuter avec le chef des cuisines et ses deux assistants. La réception de ce soir devait être parfaite pour pouvoir impressionner l’ambassadeur. Déjà les sangliers cuisaient sur les broches et l’on préparait les sauces. Quand au choix de la boisson il était encore à faire, le chef, un grand homme plutôt rond, devait aller dans les cinquante ans. Ses deux assistants, le préposé aux vins et le responsable des cuisines, discutaient, très animé, du choix des boissons pour la soirée.
-Monsieur, il me semble que du Kvas fort traditionnel serait mieux que du vin du Stirland, fit le préposé aux vins.
-Certes mais je ne pense pas que ces impériaux supporte même le plus doux des Kvas. Mettons-leur plutôt un bon vin Stirlander.
-Mais la Tzarine n’accepterait pas que l’on touche à ses vins impériaux, renchérit le responsable des cuisines, il vaudrait mieux leur faire gouter le vrai gout de Kislev.
-Vos assistants ont raison mon cher. Il vaut mieux montrer à ses étrangers la vraie force de Kislev. Cela devrait leur remettre leurs idées en place, eux et leurs idées d’annexion.
C’est à ce moment là qu’arrivèrent Bertholf et le valet, exténué par la course effréné que venait de lui infliger l’infatigable Wissenlander.
-Ouah, je suis assassiné par ce jeune homme.
-Voyons, redressez la tête, le dos droit que diable. Vous donnez une bien belle allure de votre pays monsieur.
Puis, se tournant vers le groupe des cuisiniers, Bertholf leur adressa la parole ainsi que très large sourire.
-Bonjour messieurs, il s’inclina. Il me semble que vous devez être le cuisinier à en juger de vos habits. Ces deux jeunes gens à vos côtés doivent être vos assistants si je ne m’abuse. Et vous, vous devez être l’Intendant en Chef.
-Euh, oui. Pourquoi ? fit l’intendant quelque peu déconcerté.
-Vous parliez de vos vins il me semble. Quels sont vos problèmes ? Je peux vous aider à les résoudre.
-Et bien nous n’arrivions pas à nous décider à propos du vin que nous devions servir ce soir. Nous devions choisir entre du Kvas du plus fort ou un capiteux vin du Stirland, fit le préposé.
- Amenez-moi le Kvas. Les vins du Stirland sont fades. Je vais gouter votre boisson, allez m’en cherchez.
Les trois cuisiniers s’en allèrent chercher le Kvas, tandis que l’intendant et Bertholf restèrent dans le couloir. Quant au valet, il était partit se reposer.
-Venez vous asseoir avec moi dans ce salon, nous y serons plus à l’aise.
-Volontiers, ma course à travers le palais m’a épuisé. Au fait, j’étais venu chercher quelque chose mais je ne me souviens plus.
- Que cherchez-vous ? Je pourrais sûrement vous le dénicher, j’en serais ravi.
-Ah, c’est… c’est un… un piano, voilà un piano.
-Un piano, mais le seul piano ici bas est celui de la Tzarine. Elle serait outré que quelqu’un d’autre qu’elle y touche.
- Y joue-t-elle elle-même ?
-Non, personne n’y touche.
-Parfait, ainsi je serai la première personne à lui faire écouter. Il parait que la beauté de la musique est liée à la beauté de son propriétaire, si votre reine est réellement belle et bien vous serez charmés par la mélodie qui en sortira. Pour peux que quelqu’un se prenne la peine d’y jouer.
-Ah ? J’essairai de trouver un arrangement.
-Non, je vous propose un marché, je jouerai ce soir et si c’est un désastre, je prends tous sur moi, par contre si c’est réussi, je prends toutes les félicitations sur moi.
-De plus je ne vous laisserais pas accéder au piano si vous ne suppportez pas le Kvas.
-D’accord, ça marche.

Les cuisiniers revinrent bientôt avec une choppe de Kvas.
-Voilà monsieur, du Kvas, du plus fort
-Merci mon brave, fit Bertholf en prenant dans ses mains la choppe rempli à ras bord.
Il trempa ses lèvres dans le breuvage. Cela failli lui arracher un cri de douleur, ça lui brulait le palais. Il continua de boire en silence, la boisson lui brulait l’estomac et l’œsophage. Maintenant c’était son corps entier qui le brulait, il n’en pouvait plus, il allait crier toute sa douleur. Vite, du froid, il lui faut quelque chose de froid. Il se leva, prêt à aller se jeter dans la neige au dehors. Puis il pensa au piano, à la gloire qui l’attendait sil il réussissait. Il aurait les distinctions de tout les nobles du Kislev. Il fallait réussir.
Bertholf surmonta la douleur et ouvrit la bouche en disant calmement : « messieurs, ceci c’est de la bibine par rapport à notre bière du Wissenland ».
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