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 "Le baron fou" - Partie 2/4

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Boris Ursus
Tzar
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Nombre de messages : 65
Date d'inscription : 28/02/2007

MessageSujet: "Le baron fou" - Partie 2/4   Dim 4 Mar - 22:10

Voici l'histoire d'un personnage hors du commun: le général Ungern-Sternberg aussi appelé le "baron fou". Il s'est battu du côté des Blancs lors de la guerre civile russe (1917-1921)

Pour en connaître plus sur cette guerre: http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_russe
(pour mieux suivre le texte qui suit il est préférable d'aller voir le site)

Ce brave cosaque aurait bien mérité de rejoindre les rangs kislévites !



UN TEMPERAMENT FRUGAL ET AVENTUREUX - PARTIE 2/4


Roman Feodorovitch von Ungern-Sternberg est né, pense-t-on, à Reval, en Estonie, le 29 décembre 1885, dans l'une des quatre familles baltes que l'on appelait les "Quatre de la Main réunie", les Ungern, les Uxkull, les Tisenhausen et les Rosen.

Le nom des Ungern remonte au moins au XIIIe siècle quand les chevaliers teutoniques viennent se fixer en Courlande. Un des généraux de la Grande Catherine était un Ungern-Sternberg. Beaucoup d'autres hommes de guerre ont illustré cette lignée.

Accepté au corps des Cadets de Saint-Pétersbourg en 1903, le jeune Roman veut s'engager quand éclate l'année suivante la guerre de Mandchourie (1) au Japon. Le réglement des Cadets l'interdit, mais il se fait exclure et peut ainsi se joindre au 91e régiment d'infanterie. Il déouvre l'excitation d'une guerre qui n'est pourtant ni fraîche ni joyeuse. Il découvre aussi les sortilèges de l'Asie. Il ne cessera plus d'en rêver. Admis à l'Ecole d'officiers d'infanterie Paul Ier, il en sort en 1909 avec son brevet en poche. Il s'ennuie en garnison, part en Sibérie avec un régiment de cosaques, se querelle après avoir bu avec un autre officier, ce qui lui vaut un coup de sabre sur la tête. Les mauvaises langues disent qu'il ne s'en est jamais tout à fait remis.

Voulant retourner en Russie, il se décide à faire le trajet Vladivostock-Kharbine à cheval. Il plaque son régiment, se met en selle, siffle son chien et part, un fusil de chasse pour tout bagage. Se nourrissant du produit de la chasse, couchant à la belle étoile, il met une année entière pour parvenir à Kharbine. Autant dire qu'il a pris le chemin des écoliers aventureux. Sur place, il apprend qu'une guerre a éclaté entre les Chinois et les Mongols. Il remonte à cheval, pénètre en Mongolie et offre ses services. "Et le voilà chef de toute la cavalerie mongole". C'est du moins ce qu'assure Wrangel dans son portrait coloré du baron, ce qui semble fort douteux.

En 1913, Ungern est bien en Mongolie, mais pas en qualité de chef de la cavalerie. Il loue ses services à un ethnologue russe, Burdukov, qui parle de lui dans ses souvenirs. "Il avait, dit Burdukov, le regard glacé d'un maniaque." Peut-être, mais quel talent pour se retrouver dans les dangers de la steppe ! Partant d'Ourga, ils ont voyagé à cheval toute la nuit. Leur guide les égare. Ungern commence par le roser à coups de fouet, puis il prend la tête de la colonne pour traverser le marais. Avec une adresse incroyable, il repère dans l'obscurité un passage permettant aux chevaux d'avancer. Ayant atteint l'autre rive, Ungern hume l'air à la manière d'un chien de chasse. Un peu plus tard, humant toujours, il parvient à un campement de nomades qui leur donnent l'hospitalité.

Vient la guerre mondiale. Il rejoint le régiment Nertchinsk des cosaques de l'Oussouri, que commandera Wrangel en 1916. Il y fait la connaissance de Séménov, un peu plus jeune que lui. Plusieurs fois blessé, décoré de la croix de Saint-Georges, il est, à la fin de 1914, capitaine en premier et commande un escadron.

En 1917, le régiment se trouve en Transbaïkalie (2). Il y est surpris par la révolution d'Octobre. Séménov prend le maquis en Mandchourie avec une partie de ses cosaques. Ungern le suit comme chef d'état-major. La grande aventure commence. Raids sur Mandchouria d'où sont chassés les bolchéviks, coup de main sur Karinskaïa, création du "gouvernement provisoire de Transbaïkalie" à Tchita. Soutien discret mais très efficace des Japonais, nous avons déjà raconté cela.


Notes

1. La Mandchourie est le nom d'un vaste territoire au nord-est de l'Asie, dont la plus vaste extension couvre le nord-est de la Chine et l'est de la Russie sur l'océan Pacifique.
2. Région montagneuse à l'est du lac Baïkal.

Source

Dominique Venner, Les Blancs et les Rouges : histoire de la guerre civile russe, 1917-1921, Pygmalion, Collection rouge et blanche, Paris, 1997, p. 316-317.

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